CAN 2025 : David Pagou répond aux piques de Marc Brys avec une leçon de foot !

Cédrick Aimé Guelang

29 décembre 2025

À l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le football camerounais se retrouve une nouvelle fois au cœur d’un débat familier. La nomination de David Pagou à la tête des Lions Indomptables, après l’éviction de Marc Brys, a ravivé la controverse autour de la fameuse « théorie des diplômes », souvent utilisée pour opposer entraîneurs locaux et techniciens étrangers.

La théorie des diplômes, un procès récurrent

Dans l’imaginaire collectif africain, la réussite sportive reste trop souvent associée à un entraîneur formé en Europe. Cette croyance persistante tend à minimiser les compétences réelles des techniciens locaux, réduits à leur origine plutôt qu’à leur savoir-faire.

Au Cameroun, ce réflexe a resurgi dès l’arrivée de David Pagou. Le départ de Marc Brys a été interprété par certains comme un recul, alors que la comparaison repose davantage sur une perception symbolique que sur des éléments factuels ou réglementaires.

David Pagou, une réponse par le travail

Contrairement aux critiques, David Pagou présente un profil conforme aux exigences du haut niveau. Détenteur de la Licence A CAF, reconnue par la Confédération africaine de football, il remplit pleinement les conditions pour diriger une sélection nationale.

Plutôt que de répondre aux piques, Pagou a choisi d’imposer une méthode claire. Discipline, hiérarchie assumée et engagement collectif constituent les fondements de son approche managériale, dans un vestiaire longtemps fragilisé par l’instabilité.

Un débat qui dépasse le cas Pagou

Cette polémique révèle surtout des problèmes structurels plus profonds. Gouvernance instable, conflits institutionnels et absence de continuité pèsent bien davantage sur les performances que l’identité ou la nationalité de l’entraîneur.

La CAN 2025 servira donc de test grandeur nature pour le projet camerounais. Plus qu’un homme, c’est la cohérence globale du cadre sportif qui déterminera la capacité des Lions Indomptables à rivaliser avec les meilleures nations du continent.

Mon avis d’expert en football

David Pagou répond aux critiques par une véritable leçon de management. À ce niveau, le coach reste le boss, garant du cadre et du collectif. Les joueurs, aussi talentueux soient-ils, doivent d’abord servir le projet commun. L’histoire récente montre que la CAN récompense la discipline et la cohésion bien plus que les ego ou les CV.

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