
À l’approche de la CAN 2025, le Cameroun fait face à deux coups durs avec les forfaits de Jean-Charles Castelletto et Brice Ambina, deux éléments importants dans la structure du groupe. Le timing complique la préparation d’une sélection engagée dans une nouvelle dynamique depuis plusieurs mois. Dans un contexte où les automatismes sont essentiels pour aborder une compétition aussi exigeante, ces absences constituent un vrai défi pour un groupe en reconstruction.
Des forfaits qui bouleversent l’équilibre défensif

La perte de Jean-Charles Castelletto, figure expérimentée et stabilité essentielle dans la défense, représente l’un des absences les plus significatives pour la sélection. Cette absence intervient au moment où le Cameroun tentait de consolider une organisation défensive solide pour la CAN 2025, un élément indispensable pour affronter des adversaires de haut niveau en phase de groupes. La non-présence de Castelletto oblige à repenser certaines combinaisons défensives travaillées depuis plusieurs semaines.
De son côté, le forfait de Brice Ambina prive l’équipe d’un profil dynamique et précieux dans la transition, un aspect fondamental dans le système recherché par le staff. Dans un milieu où la complémentarité est cruciale, particulièrement dans une sélection camerounaise en quête de stabilité, cette absence oblige à repositionner plusieurs rôles. Pour une compétition où chaque détail compte, cette double perte peut peser lors des premiers matchs du tournoi.
Che Malone Fondoh et Arnold Mael Kamdem pour renforcer le groupe
Pour combler ces absences, le staff a fait appel à Che Malone Fondoh, défenseur de l’USM Alger, afin d’apporter une présence physique et une agressivité contrôlée. Son profil correspond au besoin d’intensité souvent exigé sur le plan défensif lors de la CAN 2025, où les duels et les situations de transition sont omniprésents. Cette convocation constitue également une opportunité rare pour le joueur de s’affirmer dans un groupe en pleine évolution.
Le milieu Arnold Mael Kamdem, lui, arrive dans l’optique d’apporter une fraîcheur technique et une capacité à répéter les efforts. Dans un contexte où la sélection du Cameroun cherche à maintenir un équilibre entre expérience et renouvellement, l’intégration de Kamdem s’inscrit dans une logique de complémentarité. Son profil pourrait permettre de compenser partiellement la perte d’Ambina tout en offrant au staff des alternatives tactiques supplémentaires.
Un groupe F qui s’annonce impitoyable
La présence du Cameroun dans un groupe F extrêmement compétitif accentue l’importance de chaque décision dans la gestion du collectif. Avec le Gabon, la Côte d’Ivoire et le Mozambique, les Lions Indomptables devront afficher une solidité mentale et un sens du détail important pour espérer franchir ce premier tour. Dans une CAN 2025 où le niveau général semble très resserré, la moindre approximation peut coûter cher. Les débuts face au Gabon donneront le ton du parcours à venir.

Pour affronter ces adversaires, le rôle des leaders comme André Onana, Vincent Aboubakar ou Choupo-Moting sera déterminant. Leur expérience des grands rendez-vous, combinée à l’encadrement fédéral de Samuel Eto’o, représente un pilier essentiel pour maintenir la cohésion d’un groupe bousculé par plusieurs imprévus. Dans ce type de configuration, le Cameroun a montré par le passé qu’il pouvait surprendre, notamment grâce à sa capacité à se transcender dans les situations les plus délicates.
Un Cameroun capable de créer la surprise
Comme en 2017, où peu de spécialistes misaient sur un sacre camerounais, la sélection actuelle possède plusieurs arguments pour déjouer les pronostics. L’arrivée de David Pagou à la tête de l’équipe a apporté une rigueur nouvelle, une discipline renforcée et une vision plus cohérente du projet de jeu. Dans une CAN 2025 où l’équilibre tactique et la gestion émotionnelle joueront un rôle central, cette dynamique pourrait permettre aux Lions d’exister face à n’importe quel adversaire.

Si l’on ajoute la présence de cadres charismatiques tels que André Onana, Vincent Aboubakar ou Choupo-Moting, la capacité de renouveau du Cameroun apparaît réelle. Dans un tournoi où les favoris seront sous pression, les Lions Indomptables peuvent s’inviter dans la conversation, notamment grâce à leur habitude des contextes difficiles. Cette CAN pourrait ainsi servir de tremplin pour redéfinir leur statut à l’échelle continentale.
Mon avis d’expert en football
La CAN 2025 s’annonce plus ouverte que ne l’indiquent les pronostics. Entre forfaits, ajustements de dernière minute et nouvelles dynamiques, la hiérarchie pourrait être bouleversée. Des favoris peuvent tomber prématurément, tandis que des outsiders comme le Cameroun ont les moyens de surprendre, à l’image de 2017. Malgré les incertitudes, les Lions Indomptables disposent encore de leaders expérimentés comme Vincent Aboubakar, André Onana et Choupo-Moting, dans un cadre porté par Samuel Eto’o. Dans une CAN imprévisible, la cohésion et l’adaptation feront la différence, laissant présager plus de surprises que prévu au Maroc.