Le verdict est tombé : Serhou Guirassy, auteur d’une saison exceptionnelle en club et sur la scène internationale, ne figure pas parmi les finalistes du Ballon d’Or africain 2025. Une décision qui surprend, choque même, tant ses performances rivalisent et surpassent celles de plusieurs concurrents. Les analystes s’interrogent : que faut-il donc faire de plus pour être reconnu ?
Des chiffres stratosphériques… et un oubli qui défie la logique
Les performances de Guirassy en 2024/2025 avaient tout d’un dossier gagnant. Il termine meilleur buteur de la Ligue des Champions, meilleur buteur de la Coupe du Monde des Clubs, meilleur buteur africain de l’année, 21ᵉ au Ballon d’Or France Football, nommé pour le prix FIFA du Meilleur Attaquant, et 2ᵉ meilleur buteur de Bundesliga. Dans un monde juste, ces chiffres suffisent à le placer au moins dans le top 3. Là, il n’y apparaît même pas.
Cette absence a créé un véritable séisme dans les milieux du football africain et européen. Beaucoup d’analystes parlent désormais d’une « décision incompréhensible », certains allant jusqu’à estimer que Guirassy paie son manque de titres collectifs, tandis que d’autres dénoncent des critères opaques. Comment ignorer un joueur dominant toutes les compétitions, alors que plusieurs finalistes ne présentent pas un rendement statistique comparable ?
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Lookman 2024 : un précédent qui devait clarifier les règles, mais qui embrouille encore plus
Le sacre d’Ademola Lookman en 2024 avait déjà mis en évidence l’importance accordée aux moments décisifs et aux performances en sélection. Lookman, malgré une saison inégale en club, avait brillé lors des grandes affiches européennes et à la CAN. On pensait alors que le trophée récompensait d’abord les joueurs-clés dans les grands rendez-vous. Ce précédent aurait dû servir de repère clair.

Or, en 2025, le cas Guirassy renverse la logique : comment un joueur déterminant en Ligue des Champions, en Coupe du Monde des Clubs et en Bundesliga peut-il être écarté, alors que le précédent Lookman prônait l’importance de l’impact dans les grands moments ? Les experts soulignent une incohérence flagrante : les règles semblent changer selon les années, les candidats ou les préférences du jury laissant une impression de casting arbitraire.
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Hakimi, Salah, Osimhen : influence en sélection… mais pas un rendement supérieur
Les finalistes 2025 présentent tous un point commun que Guirassy ne peut pas revendiquer : un rôle déterminant dans leurs équipes nationales. Hakimi continue d’être le métronome du Maroc, Salah reste le leader naturel de l’Égypte, et Osimhen porte le Nigeria lorsqu’il est en forme. Le jury accorde manifestement une grande importance à cet aspect, quitte à reléguer les statistiques individuelles au second plan.

Cependant, même en tenant compte de cette donnée, la décision continue de diviser les spécialistes. Oui, la Guinée n’a pas atteint les sommets continentaux. Mais doit-on vraiment ignorer un joueur qui domine l’Europe et le monde en termes de buts ? Cette situation alimente un débat brûlant : le Ballon d’Or africain récompense-t-il le meilleur joueur africain, ou le meilleur joueur africain qui a gagné quelque chose avec sa sélection ?
Mon avis d’expert en football
L’affaire Guirassy met en lumière un problème structurel : le manque de clarté et de cohérence des critères du Ballon d’Or africain. Ses performances 2025 méritaient au minimum une place parmi les finalistes. Mais il faut aussi rappeler une vérité fondamentale du football : même les plus grands ont connu ces phases d’injustice ou de méforme. Eto’o en 2006, Messi en 2013, Cristiano Ronaldo en 2018… tous ont été oubliés ou contestés à un moment donné, avant de revenir plus forts. Mais d’autres joueurs, eux, n’en sont jamais revenus. À Guirassy de choisir son camp : accepter l’injustice comme une fin, ou l’utiliser comme essence pour revenir encore plus destructeur.