Mbappé Humilie-t-il Vraiment Brahim Díaz avec Sa Panenka ?

Cédrick Aimé Guelang

26 janvier 2026

Kylian Mbappé a encore éclaboussé la Liga de son talent lors de la victoire du Real Madrid sur la pelouse de Villarreal (0–2). Si son doublé a permis aux Merengues d’empocher trois points précieux, c’est surtout sa panenka – réalisée sous les yeux de Brahim Díaz, qui fait énormément réagir. Soutien, provocation, maladresse ? La polémique enfle.

Une performance XXL… éclipsée par un geste

Mbappé a dominé la rencontre : un premier but opportuniste à la 47e minute, puis un penalty transformé dans le temps additionnel. Mais la manière, une panenka parfaitement exécutée, a immédiatement renvoyé à l’échec récent de Brahim Díaz lors de la finale de la CAN, où il avait manqué le même geste symbolique.

Après son but, Mbappé s’est dirigé vers Brahim pour le prendre dans ses bras et lui glisser : « Pour toi, pour toi ». Un message clair : venger son coéquipier en réussissant le geste qu’il avait raté, et lui montrer publiquement son soutien.

Entre critiques françaises et louanges espagnoles

Malgré cette intention affichée, une partie des observateurs a jugé le geste déplacé. Nabil Djellit a estimé qu’il n’y avait « aucune intention de l’aider à oublier ». Walid Acherchour a ironisé : « N’ayez pas d’amis comme ça ». Sur les réseaux, les réactions oscillent entre indignation et moqueries.

En Espagne, le ton est radicalement différent. Les médias madrilènes saluent le leadership de Mbappé, sa capacité à assumer la pression et à défendre un coéquipier en difficulté. Pour beaucoup, la panenka n’était pas une provocation, mais un symbole de force mentale et de confiance.

Mon avis d’expert sur l’affaire de la Panenka

Peu importe ce que Kylian Mbappé fait, tout est toujours interprété à l’extrême. En France, ses gestes techniques, ses prises de parole ou même ses célébrations deviennent immédiatement sujets à débats, critiques ou procès d’intention. En Espagne, au contraire, la même action est perçue comme un acte de confiance, de solidarité et de leadership.

Cette polémique en est la preuve parfaite : pour certains Français, la panenka est arrogante ou maladroite ; pour les supporters madrilènes, c’est un hommage à Brahim Díaz et une démonstration de mental. La vision du football n’est pas universelle : elle dépend du pays, du contexte médiatique, de l’émotion collective et parfois même de l’image préconçue du joueur.

Ainsi, avant de juger Mbappé, il faut comprendre qu’un même geste peut être célébré ici, critiqué là-bas. Et la vérité, comme souvent, se situe entre les deux. L’attaquant voulait soutenir son ami, même si la symbolique pouvait prêter à confusion. Mais de là à parler d’humiliation ? C’est oublier que le football reste un sport d’interprétation où les émotions prennent parfois le dessus sur la raison.

Verdict : un geste fort, mal compris selon les cultures

La panenka de Mbappé n’était pas un manque de respect. C’était un symbole, un message adressé à un coéquipier et une preuve de caractère. Mais dans un paysage médiatique où tout est scruté, analysé, amplifié, la perception devient subjective. En Espagne, il est un leader. En France, il est un sujet de débat. Voilà pourquoi cette polémique en dit bien plus sur les observateurs… que sur Mbappé lui-même.

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