CAN 2025 : le Mali humilie la Tunisie et file en quarts

Cédrick Aimé Guelang

4 janvier 2026

La CAN 2025 a basculé dans la folie à Casablanca. Réduit à dix dès la première période, le Mali a défié toutes les logiques en éliminant une Tunisie incapable de tuer le match. Courage, sang-froid et un mental d’acier ont permis aux Aigles maliens d’arracher leur billet pour les quarts de finale.

Un carton rouge, puis un défi mental hors normes

Le tournant du match est intervenu très tôt. L’expulsion de Woyo Coulibaly aurait pu faire exploser le plan malien. Au lieu de céder, les Aigles ont resserré les lignes, accepté de souffrir et transformé l’infériorité numérique en moteur collectif. Discipline tactique, entraide permanente et solidarité ont permis au Mali de rester en vie.

Face à eux, la Tunisie a longtemps confisqué le ballon sans réellement menacer. Une domination stérile, sans rythme ni créativité, qui a laissé le Mali espérer et s’accrocher à chaque minute.

88e minute, 90+6e : le scénario devient irréel

Quand la Tunisie ouvre enfin le score à la 88e minute, beaucoup pensent que l’histoire est terminée. Mais le Mali refuse de mourir. Sur un penalty obtenu après une main tunisienne, Lassine Sinayoko égalise dans le temps additionnel avec un calme glaçant.

Cette égalisation change tout. Psychologiquement, la Tunisie vacille, tandis que le Mali se transcende. En prolongation, les Aigles tiennent bon, portés par un Djigui Diarra impérial dans ses cages.

Diarra, Sinayoko, Touré : des héros pour l’histoire

La séance de tirs au but résume parfaitement ce huitième de finale : tension maximale, erreurs, exploits et nerfs d’acier. Djigui Diarra détourne deux tentatives tunisiennes et devient le symbole de la résistance malienne.

El Bilal Touré transforme le tir décisif et libère tout un peuple. À dix contre onze, sous la pluie, le Mali renverse la Tunisie et s’offre un quart de finale prestigieux face au Sénégal.

Conclusion & mon avis d’expert football

Ce match rappelle une vérité brute de la CAN : le talent sans caractère ne suffit jamais. La Tunisie avait les armes, le nombre et le contrôle, mais pas l’âme. Le Mali, lui, a joué avec le cœur, l’instinct de survie et une solidarité totale. Dans ce genre de tournoi, ces qualités font tomber les statuts et redessinent les hiérarchies. Attention : ce Mali-là n’a peut-être pas fini de surprendre.

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