David Pagou fracasse Marc Brys et défend Eto’o

Cédrick Aimé Guelang

3 janvier 2026

CAN 2025 : le sélectionneur camerounais David Pagou est monté au créneau après les tensions laissées par l’ère Marc Brys. Qualifiés pour les huitièmes de finale, les Lions Indomptables s’apprêtent à défier l’Afrique du Sud, dans un contexte où l’autorité du coach et la discipline collective sont plus que jamais au centre du débat.

David Pagou assume la rupture avec l’ère Marc Brys

Arrivé dans un climat tendu, David Pagou n’a pas esquivé le sujet de son prédécesseur. En conférence de presse, le sélectionneur camerounais a rappelé une règle fondamentale du football de haut niveau : le respect de la hiérarchie. En encensant le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o, Pagou a indirectement critiqué l’attitude de Marc Brys, en conflit ouvert avec sa direction.

« Une équipe de football repose sur une relation saine entre le président et l’entraîneur », a-t-il insisté, rappelant que l’expérience et le vécu d’un dirigeant comme Eto’o ne peuvent être contestés sans conséquences. Un message clair envoyé au vestiaire comme à l’opinion publique.

Afrique du Sud – Cameroun : un huitième de finale sous haute tension

Deuxième du groupe F, le Cameroun s’est qualifié sans briller mais avec pragmatisme. Une trajectoire qui mène les Lions vers un adversaire redoutable : l’Afrique du Sud d’Hugo Broos. Ancien sélectionneur vainqueur de la CAN 2017 avec le Cameroun, le technicien belge connaît parfaitement l’ADN des Lions Indomptables.

David Pagou ne s’en cache pas : ce match dépasse le simple cadre tactique. Entre souvenir du sacre de 2017, esprit de revanche et organisation sud-africaine bien huilée, le Cameroun devra afficher plus de maîtrise que lors de la phase de groupes pour espérer rejoindre les quarts de finale.

Autorité du coach et discipline collective : la ligne Pagou

En filigrane, David Pagou défend une vision claire : le sélectionneur reste le patron. Les choix forts, les remises en question après le match contre le Mozambique et la concurrence interne traduisent une volonté de remettre le collectif au-dessus des individualités, quel que soit le talent des joueurs concernés.

Cette ligne de conduite tranche avec certaines dérives passées. Pagou insiste sur la discipline, la cohésion et l’adhésion totale au projet de jeu, convaincu que la CAN 2025 se gagnera d’abord dans les têtes avant de se jouer sur le terrain.

Conclusion – Mon avis d’expert en football

David Pagou ne joue pas un rôle, il applique une conviction. Respectueux de la hiérarchie, conscient des équilibres institutionnels, le sélectionneur des Lions Indomptables a compris une chose essentielle : pour briller durablement, un entraîneur doit avancer en harmonie avec sa direction. En retour, cette loyauté lui vaut aujourd’hui un respect total, un soutien constant et une liberté de travail que peu de sélectionneurs africains connaissent.

Ce climat sain se ressent dans le vestiaire. Le groupe adhère, les joueurs suivent, l’unité est réelle. Pagou parle peu, mais agit juste. Il fédère là où d’autres ont divisé. À l’inverse, Marc Brys n’a jamais réussi à créer ce lien vital entre les joueurs, la fédération et le staff, laissant derrière lui un environnement fragmenté et conflictuel. À la CAN 2025, le Cameroun n’avance pas seulement avec un plan de jeu, mais avec une direction claire et un collectif aligné. Et dans ce genre de tournoi, c’est souvent cette différence invisible qui fait les grandes équipes.

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