La défaite du Cameroun face à la RDC (0-1) en barrages de la Coupe du Monde 2026 n’a surpris personne dans le milieu. Ce revers est le résultat d’un manque de professionnalisme, d’une ingérence politique étouffante et de choix tactiques défaillants. Une conclusion s’impose : Eto’o avait anticipé ce chaos.
Une équipe sans discipline et un staff dépassé : les bases du fiasco

Depuis plusieurs semaines, des signaux faibles annonçaient cette débâcle. Au sein du groupe, le manque de professionnalisme des Lions Indomptables était devenu trop visible pour être ignoré : retards récurrents, implication irrégulière, concentration fluctuante. En parallèle, l’incompétence tactique de Marc Brys apparaissait de plus en plus au grand jour, avec un jeu sans structure et des séquences sans plan. Toute l’équipe donnait l’impression d’avancer en roue libre, incapable de respecter les standards d’une sélection qui vise une Coupe du Monde, encore moins un barrage aussi crucial.
Cette impression de décrochage s’est confirmée face à la RDC. Les joueurs semblaient déconnectés, comme privés de repères, tandis que le staff restait impuissant, figé dans un schéma dépassé. L’incapacité du staff à gérer la pression s’est révélée dès les premières minutes, avec des choix tardifs, des ajustements inexistants et un refus incompréhensible d’adapter la stratégie. Il en ressort une réalité crue : une équipe sans cadre, associée à un sélectionneur sans vision, finit mécaniquement par s’effondrer. Et c’est exactement ce qui s’est produit.
Urgent : Zambo élu joueur du mois en Italie après des prestations xxl
Un sabotage institutionnel : l’ingérence politique étouffe la FECAFOOT

Au-delà de la performance sportive, cette élimination illustre une fracture institutionnelle profonde. Le ministère des Sports a exercé une influence telle qu’il a paralysé toute cohérence interne. Depuis des mois, l’ingérence politique prend le pas sur l’organisation sportive, reléguant la FECAFOOT au second plan. Cette mise à l’écart a créé un espace où le staff manquait d’autorité, où les décisions étaient imposées, où le cadre de travail devenait instable. Dans ces conditions, il est difficile d’imaginer une préparation sereine ou une progression collective.
Ce contexte a finalement confirmé ce que beaucoup observateurs redoutaient : la FECAFOOT a été mise en retrait, privant le football camerounais de sa logique sportive naturelle. Samuel Eto’o, souvent critiqué, avait pourtant alerté sur le risque d’un tel déséquilibre. Aujourd’hui, les faits parlent d’eux-mêmes. La mauvaise gouvernance sportive, combinée à une stratégie technique incohérente, a plongé les Lions dans un scénario catastrophe. La défaite contre la RDC n’est pas un accident, mais la conséquence directe d’un système défaillant à tous les niveaux.
Urgent : voici les performances des lions indomptables en club le wwek-end dernier!
Mon avis d’expert : le Cameroun doit remettre le football au centre
Cette élimination n’a rien d’un simple échec sportif. Elle symbolise un pays où les priorités se sont inversées, où le politique étouffe le sportif et où les décisions cruciales sont dictées par des agendas extérieurs au terrain. Le Cameroun doit impérativement rétablir une chaîne claire : laisser la FECAFOOT gérer le football, confier l’équipe à des techniciens compétents et exiger un comportement irréprochable des joueurs. Eto’o, malgré ses zones d’ombre, a vu juste sur un point fondamental : sans autorité technique, sans stabilité et sans respect des structures, aucune sélection ne peut performer. Le Cameroun doit maintenant reconstruire, et surtout, apprendre de cette crise.